la Terre est surpeuplée ? un calcul tout simple montre que si les 6 milliards d'êtres humains se serraient un peu, debouts au coude à coude, "le temps d'une photo", nous pourrions facilement tenir ensemble à la surface d'un petit carré de 35 km de coté environ ; en comparaison, l'île de la Réunion se révèlerait même plus vaste que nécessaire !!
et qu'est-ce que l'île de la Réunion à l'échelle de la Terre ? une goutte d'eau...
imaginons donc que, répondant à l'appel, nous rejoignions cette île pour une heure, vidant ainsi les centaines de mégapoles, les villages et les campagnes de tous les pays du monde ; pour quelques minutes, nous sommes tous posés sur une goutte d'eau, pendant que la Terre respire un peu sans ses enfants terribles, sans nos jeux de guerre et de haine, sans l'agitation des marchés, du parc automobile, des médias, sans le bruit et la fureur des hommes... Car tout cela serait concentré un instant sur une petite goutte d'eau, sur presque rien au fond. Et nous paraissons si peu nombreux, ainsi réunis en un si petit lieu, qu'il semble facile à chacun d'apporter à son voisin un sourire, un regard, une tendresse, une parole. A 35 km, le regard porte aisément, et les voisins semblent si proches ici, en cet instant, qu'il paraît même possible de sourire à tous les êtres...
c'est l'évidence, nous sommes interdépendants, 35 km et un sourire, cela semble facile à réaliser, mais qu'en est-il une fois chacun rentré chez soi aux quatre coins de la planète ?
j'ai commandé la photo. Par optimisme. Au moment du flash solaire, je crois bien que tout le monde souriait...
car la connaissance de soi passe par la conscientisation, puis l'acceptation des milliers de facettes éclairées comme obscures qui jalonnent le Soi ; à "l'ennemi" extérieur, correspond bien souvent le même "ennemi" intérieur, facette encore non éclairée, non reconnue, non acceptée par la conscience, laquelle maintient ainsi cet ennemi hors de son territoire.
reconnaître l'existence intérieure de ce qui nous effraie apparemment de l'extérieur, apaise. Le monde semble moins menaçant, incertain, etc... grâce à nos ennemis !
et dans un rôle non moins important, mais faisant suite, nos amis font ensuite briller nos facettes de mille feux...
les enfants » au sens large sont des miroirs de nous-mêmes ; qu'ils nous fascinent ou nous effraient, nous attirent, nous angoissent, ou nous indiffèrent, ils nous font « craquer » dans les deux sens du terme, explosant postures mentales d'adultes, un peu convenues et figées par le temps.
puisque tout le monde a été enfant au moins une bonne décennie, chacun a été amené à colorer, à colorier le monde des "gens", des relations à soi et aux autres, avec les crayons de couleurs et les feutres que nos parents et la vie nous ont donnés.
certains ont bénéficié des fameuses boites à 56 couleurs, et sont capables, une fois adultes, de faire varier, d'inventer toute la palette du domaine des possibles, de faire éclater ainsi leur potentiel créateur, dessinant magnifiquement leur arc, dans le ciel de leur vie.
d'autres n'ont eu pour tout cadeau que 2 ou 3 feutres, un gris, un noir, pas de quoi faire un arc-en-ciel à priori ; une fois adultes, le plus souvent, ces ex-enfants ne dessinent tristement que quelques nuages sombres et bas...
la plupart d'entre nous cependant ont été servis entre ces deux extrémités, avec quelques couleurs de base, mais quels que soient les feutres reçus enfant, il est possible, une fois adulte, de demander à la Vie les couleurs manquantes, et de s'en servir enfin dans un processus créateur.
car le problème est bien là : contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas parce qu'on a eu 4 couleurs ternes au départ, que l'on doit se contenter de cela ensuite, comme si on ne pouvait pas obtenir la possibilité d'acquérir des dizaines de tonalités par la suite, finalement, comme si l'on ne s'en donnait pas le DROIT.
la grande tragédie est bien celle-ci : privé d'être pleinement enfant, on continue de se priver une fois adulte, par peur, sans se douter qu'à deux pas de chez nous, au coin de la rue, se trouve LA boutique d'art en question...
or, nous avons le droit (le devoir...?) de nous offrir maintenant ce que nos parents n'ont pas su ou pu nous donner, par faiblesse ou ignorance le plus souvent.
seule la peur nous empêche d'être heureux. Paradoxe ? pas du tout, car contrairement à l'évidence, être heureux fait peur. Se morfondre dans sa plainte quotidienne (conjoints, patrons, ennemis, « les cons », peurs, angoisses et rages diverses), est devenu tellement habituel, que l'on s'est identifié complètement à cette image à deux tons, inconsciemment bien souvent, ce qui nous rend ainsi parfaitement incapable de nous faire le moindre cadeau, cette boite à 56 couleurs : "pfffff...je ne la mérite pas...".
il faut être deux pour se séparer... Evidence ?
on ne se sépare pas seul de son conjoint, de son entreprise, de ses amis, de soi-même, de ses ennemis, bien que les faits semblent "donner raison" à l'un ou à l'autre des protagonistes. L'autre a tort puisqu'il me trompe, puisqu'il me "fait du mal", puisqu'il me "vire", me "critique" ou me "juge", connard va ...
une des clefs...? s'approprier (en temps réel et pas 6 mois après...) sa part de responsabilité selon des critères objectifs, alors que justement, lors d'une séparation, les émotions subjectives entrent en scène dans un feu d'artifice amusant...colère, rage, frustration, peur, colorent les situations, au point que la partie "adverse" semble tout à coup porter toutes les tares de la Terre.
or, c’est justement cette subjectivité qui rend tout dialogue impossible, conduisant, telle quelle, à la séparation ; au fond, peu importe que l'on se sépare ou pas, à la condition expresse que chacun veuille bien reprendre sa part de responsabilité dans l'origine et la propagation du conflit. Et c'est bien là toute la difficulté, puisque l'Amour-propre, l'Ego (tiens, encore là celui-là…!) se cabre et nie énergiquement toute tentative de se trouver quelques circonstances défavorables, ou au contraire, prends en charge 120% des rersponsabilités chez celles et ceux qui se dévalorisent à outrance...
…et c’est dommage quand on sait que, dans la plupart des conflits, les responsabilités sont inconsciemment partagées à 50%, pas au moment où le conflit se déclare vraiment, mais au commencement de la relation, et surtout dans le fait qu'elle puisse perdurer.
qu'en est-il alors du soi-disant "salaud qui trompe sa femme" depuis 10 ans, du patron "tyrannique" , de la femme "castratrice et possessive" , etc...? S'ils sont responsables à 100% de leurs actes eux-même effectivement, cela ne signifie pas pour autant qu'ils le soient dans le fait que la relation perdure ! si les crétins de ce genre existent, c'est parce que d'autres tirent des "bénéfices secondaires" à rester près d'eux, au moins un certain temps... Car l'inconscient sait "être trompé", même si la conscience n'en a pas... conscience !!
tout le paradoxe est là ; on reste souvent près des gens qui vous font le mieux nous connaître en profondeur, les amis comme les crétins ; les frictions sont sources d'évolution, de compréhension de certains mécanismes en nous.
ce genre de personnage nous pousse à agir, à découvrir et à faire émerger une force en nous, qui nous manquait certainement auparavant puisque l'autre nous "cassait" sans que l'on réagisse vraiment... Une fois cette force inscrite dans la conscience, plus de problème, on peut se séparer ou bien tenter de réparer la relation. Du même coup, nos relations en général s'en trouvent améliorées, normalisées, avec les conjoints, amis, collègues, patrons, commerçants, etc. C'est en ce sens que j'imagine le fameux "ton ennemi te gifle, tends la joue gauche" : et ce n'est pas du masochisme, ce qui l'est, c'est de ne pas agir en conséquence pour que cela cesse.
ce "travail" en soi peut se faire seul quand on sait surfer sur ses émotions sans s'y noyer, sinon, un maitre-nageur peut être très utile !! (encore une fois, je ne suis pas psy, ni payé par un psy...!). Reste que les lectures me semblent essentielles dans tous les cas...
Les enfants sont caractérisés par la souplesse de leur corps, élasticité des articulations, plasticité de l'ossature, mais aussi et surtout, souplesse et élasticité de leur psychisme, de leur mental... On ne peut dissocier le corps du psychisme et cela saute aux yeux chez les petits enfants : ils sont tout sourire, pleins de joie profondément vécue (parce que vécue justement "dans l'instant"), puis, quelques minutes après, un "petit rien" et les voilà qui pleurent à chaudes larmes, profondément malheureux, loin de toute gaieté, comme si leur monde s'écroulait... Intermède qui ne dure pas si l'on se montre attentif à leur histoire ; s'ils se sentent compris et aimés, les voilà à nouveau en joie l'instant d'après... souplesse toujours...
Nous les adultes, nous nous sommes rigidifié avec le temps, physiquement et psychologiquement, dans des postures figées par la peur de nous-même, des autres, du monde, etc...Car grandir est une épreuve souvent difficile et rester "souple" en toutes circonstances se révèle quasiment impossible, ne fut-ce que pour se protéger. Et suivant l'origine de notre bouclier, les tensions coporelles se localiseront dans le dos, la nuque, les genoux, les maux de tête, etc, chacune associée et correspondant à une tension psychique, née d'une peur.
Pourtant, retrouver la souplesse du mental, du corps est possible à tout âge, il suffit de le décider, puis de travailler en ce sens comme pour un cours de gym : millimètre par millimètre chaque jour, pas davantage...
Et le plus curieux est ceci : si l'on travaille la souplesse du corps, par le yoga, le taï-chi, le qi qong, le stretching, l'air de rien, on assouplit aussi peu à peu le mental... A l'inverse, un travail de compréhension de soi amène à réduire peu à peu les tensions corporelles, tout simplement parce qu'on ne peut pas vraiment dissocier ce qui arrive au corps de ce qui arrive au psychisme.
lorsque l'on est amené à discuter pour la première fois avec une personne, quelle qu'elle soit, il ne se passe pas 10 minutes, montre en main, avant que l'une d'entre elle ne formule la question rituelle qui tâche d'abord et tue ensuite : "et vous, qu'est-ce-que vous faites dans la vie… ? "
car, sous ses airs plats et anodins, cette question contient en fait un maximum de symbolisme caractérisant notre société, puisqu'elle va positionner d'emblée un statut aux yeux des deux protagonistes, pour les placer immédiatement l'un par rapport à l'autre dans une sorte de "grille sociale", ce qui en soi n'est pas gênant, mais qui le devient quand on sait que cette grille est hiérarchisante dans l'inconscient collectif.
et c'est terrible, parce que, même si l'on se croit détaché de ces valeurs fondamentalement désuètes, les inconscients ont tendance malgré tout à faire le classement des catégories socioprofessionnelles, pour y placer aussi l'individu (alors qu'on ne parle que de son métier).
étonnament ensuite, dans notre exemple de conversation, si l'écart dans la grille est assez important, et si les interlocuteurs sont englués dans ce type de grille, s'installe alors une sorte de gène mêlée de respect malsain, comme si ces personnes, qui s'étaient simplement plues au départ en raison de leur personnalité du moment, se redécouvraient sous un angle improbable en termes d'avenir à partager.
certes, les rencontres intelligentes feront ensuite abstraction de tout cela, basant leurs rapports sur une "facette commune" (sport, idées, musique, enfants, loisirs divers, etc), mais finalement, la plupart du temps, subsistera quand même "l'idée de l'écart".
la grille hiérarchique est tellement implantée dans les esprits, que tout le monde sait "classer" les métiers entre eux ; médecin, routier, ingénieur, carreleur, avocat, ouvrier, pédégé, jardinier, mécano, ministre, instit, pécheur, pilote de ligne, secrétaire, acteur, dans le désordre exprès (car pourquoi un ordre ?). Entre parenthèses, il y a des métiers inclassables, comme homme d'église (on envie sa richesse spirituelle tout en ne souhaitant pas sa vie dénuée de plaisirs terrestres) ou rentier (on envie sa richesse matérielle tout en ne souhaitant pas sa vie dénuée de sens).
les exemples sont courants, même les médias font le lien entre tel "jardinier devenu chanteur" (sous-entendu, passage de bas en haut) ou tel magasinier parvenu à la tête d'une multinationale, comme si la valeur d'un individu se résumait à ce qu'il fait et non à ce qu'il est.
on me rétorquera que, "mais bien sûr, tout le monde sait bien que la connerie n'est pas proportionnelle à cette grille, qu'elle est uniformément distribuée, qu'il n'y a pas de sot métier", etc, etc…Mais en cherchant bien, on s'aperçoit que, secrètement, certains métiers font "l'admiration" intérieure, comme si le bonheur se trouvait finalement dans le fait d'être ministre, acteur, médecin ou écrivain.
quand on me pose la question de ce que je fais dans la vie, je réponds sur toutes les facettes de celle-ci, sauf celle concernant mon métier, ce qui agace en général mon interlocuteur puisqu'il n'arrive plus à me catégoriser ; il est ainsi obligé de déterminer s'il m'apprécie pour l'ensemble de ce que je suis et de ce qui nous relie, et non pour ce que je fais. Une fois cela établit, la dernière facette devient presque une question marginale et sans intérêt…
être ou avoir ?
il y a deux sources, me semble-t-il, d'accession au bonheur dans la vie, celle de l'Avoir et celle de l'Etre.
ces deux sources ont chacune une face visible et une autre moins évidente ; car si celle de l'Avoir procure certainement un bonheur immédiat, celui-il est de très courte durée ; celle de l'Etre conduit tout au contraire à un bonheur durable, mais ici, la difficulté réside dans le fait de savoir comment s'abreuver à cette source. Si on sait tous comment Avoir (il suffit de désirer, de vouloir et de "prendre"), qu'en est-il de l'autre...?
le monde de l'Avoir, c'est celui de la satisfaction d'un désir ; lorsque l'on Veut quelque chose, quoique ce soit, plus de santé, d'argent, de pouvoir, d'objets, d'amour, un meilleur travail, plus d'amis, d'amants, mais aussi moins de peurs, moins de non-sens, moins d'insécurité, un chef « moins con », des collègues et voisins « plus sympas », un conjoint plus « compréhensif », etc, on est dans le domaine de l'avoir : d'un désir ou d'une peur (miroir inversé du désir), naît alors une tension plus ou moins forte entre moi-même et l'objet de mon désir ou de ma peur, tension qui ne disparaîtra qu'avec la réalisation du désir, ou l'éloignement de la peur : à ce moment précis, survient une sorte de détente, et dans les heures ou les jours qui suivent cette réalisation, on se sent « bien », « en accord », en « harmonie » avec soi-même, tout semble « à sa place » dans le monde, on constate un regain d'énergie, de joie, de sérénité, on touche un peu au bonheur finalement....
...un bonheur qui ne dure pas, hélas ! Le mental nous montre rapidement un autre objet de Désir/Peur placé au loin, et le jeu reprend ainsi, sans fin.
le monde de l'Etre est moins visible, au point que la plupart des gens ne pensent pas que le simple fait «d'être » puisse constituer en soi une source de bonheur. Et pourtant ! Sans entrer dans l'aspect mystique du sujet, on sait bien que toutes les religions et spiritualités dites laïques, tendent vers ce message simple : le bonheur est déjà en nous, pourquoi le chercher ailleurs ? Facile à entendre, c'est l'évidence même... mais qu'en est-il de pouvoir vraiment l'expérimenter...?
...car tout le monde a entendu ce message ; cependant, devant la difficulté, voir même l'impossibilité de le mettre en "début de pratique", on le place de coté dans l'attente d'y voir plus clair un jour ; et puisqu'on a soif, abreuvons-nous en attendant à la source de l'Avoir. Et puis la vie se passe ainsi...
il me semble que, pour pouvoir se désaltérer un jour à la source de l'Etre, il faut dans un premier temps savoir se créer une "unité de lieu et de temps" rien qu'à soi, seul et isolé au moins 30 minutes, plusieurs fois par semaine. Cette unité est nécessaire au retour vers soi, préalable indispensable à toute démarche autre qu'intellectuelle, puisqu'après tout, on cherche en soi la-dite source de bonheur. Cet espace de dialogue, cette intimité avec soi-même n'est pas accessible facilement, puisque la plupart d'entre nous ont justement peur de se retrouver "seul avec soi"...C'est le principal écueil au début, celui de ne pas se sentir capable de tourner son regard vers l'intérieur plus de 30 secondes sans paniquer ou fuir à nouveau vers les pensées et schémas extérieurs. Condition pourtant sine qua non...
deuxième étape et obstacle, se regarder avec un peu de tendresse et de bienveillance, durant quelques minutes, en accueillant pensées et idées ou émotions, sans les taxer de "positives, neutres ou négatives", "débiles ou profondes", sans les juger finalement, ni se juger. Ce peut être des projets, des sentiments, des rancoeurs, des joies, des images, etc... le tout sans s'y accrocher, sans les retenir, comme on verrait passer un nuage ou un oiseau : il passe, mais le ciel reste...
si l'on persiste sans se crisper, sans "vouloir" (puisque source de l'avoir...) un résultat quelconque, arrive un moment où tout paraît "à sa place", où se dessine alors comme un sourire intérieur ; il y émane parfois un sentiment de gratitude, envers la Vie, soi y compris, sentiment parfois accompagné de "larmes du coeur", donc larmes de joie...le coeur est alors un peu connecté ; ainsi "branché" sur soi, on goûte simplement le fait d'Etre...
je me suis souvent demandé pourquoi les actionnaires d’une société, d’une entreprise, ne sont que (trop) rarement leurs salariés eux-mêmes ?
je suis partisan de l’idée, apolitique, que tous les salariés d’une entreprise devraient pouvoir bénéficier des fruits de leur travail, pas seulement par leur salaire, mais aussi et surtout par la propriété d’une partie du capital dont découlent 3 éléments : la perception de dividendes éventuels, un réel pouvoir décisionnel et surtout, un sentiment de revalorisation personnelle…
…il y a trois intérêts pour un salarié à être actionnaire de sa propre société : si le premier est donc purement financier, le deuxième n’est pas moins important, puisque cela l’autorise à participer et à voter lors des assemblées générales ; ce point est capital et explique lui seul à mon avis la rareté du système : si les décisions deviennent collégiales (donc quasiment « démocratiques » , au prorata des parts) et non plus seulement prises par quelques-uns, on se dirige vers une société en réseau, nettement moins pyramidale. On a vu chez Eurotunnel récemment, des "petits actionnaires" porter un vrai contre-pouvoir en assemblée générale, au point d’en faire tomber la direction en place.
Mais le 3ème avantage, bien plus important à mon sens et découlant du précédent, est clairement psychologique, puisqu’en étant propriétaire de parts, on est de fait impliqué dans une dynamique collective, dans la participation au maintien et au développement de la structure, le tout dans une démarche beaucoup plus solidaire, tournée vers l’avenir dans une forme d'horizon palpable, et non plus dans une sorte de « prison de l’instant » ; on crée du sens en Soi lorsqu’on sait pourquoi et pour qui on travaille ; on devient moteur parce qu'on est davantage responsable, parce qu’on décide en commun, tout bêtement…
(de là à parier sur la diminution des arrêts-maladie dans les entreprises de ce type, faut pas pousser quand même...)
certes, historiquement parlant, les dirigeants et associés prennent un certain risque financier en apportant un capital de départ, qu’ils peuvent perdre si la société périclite et les banques, toujours promptes à sortir le parapluie même par beau temps, se couvrent en général par des hypothèques sur leurs biens personnels.
mais il me semble que le salarié a autrement plus à perdre que des biens matériels, puisqu’une entreprise qui ferme conduit tout ce petit monde… au chômage...
les actionnaires, eux, qui ne perdent que leurs billes. Qui plus est, dirigeants et associés, étant à la barre, peuvent anticiper les problèmes, donc se dégoter un canoë de sauvetage en cas de naufrage, ce qui n’est évidemment pas le cas de ceux qui sont privés des informations essentielles en temps réel.
ce système est avantageux pour tous, salariés et dirigeants. C’est davantage un débat de société qu’une orientation politique. Alors, pure utopie dans un Monde Idéal et Parfait ?
je ne crois pas, puisque cela existe en France et de par le monde, il n‘a rien d’utopiste. Certaines entreprises sont capitalisées par les salariés (malheureusement, c’est souvent par contrainte, lorsque l’entreprise se retrouve en redressement judiciaire, les salariés cotisant alors un peu tard au pied du mur) ; à contrario, je me rappelle pourtant d’un reportage d’Envoyé Spécial je crois, sur une entreprise étrangère ayant de telles pratiques, sachant que le patron lui-même avait mis en place une telle dynamique dans sa propre entreprise : chaque année, il courait le risque de se faire virer en assemblée générale par ses propres employés, de même que les chefs de services d‘ailleurs, ce qui motivait l‘équipe dirigeante en direction du personnel et non l‘inverse…
mais là je rêve…
la moto, on aime, on déteste, on adore ou on abhore, l'avis est tranché, net ; la voiture, on aime ou on s'en fout, et le plus souvent, passé l'âge de 25 ans, on s'en tape...Son coté utile prévaut alors, avec l'arrivée par exemple des enfants qu'il faut bien entasser (comment avoir le plaisir de gueuler après ses gosses qui chahutent à l'arrière si on n'a qu'un deux-roues ?)
les qualificatifs appliqués à la moto sont synonymes de "liberté", de sportivité, d'équilibre, d'arsouille grisante, de bricolage au garage et de cambouis, mais aussi d'inconfort, de plaisir égoïste et de danger, le tout teinté d'une connotation sensuelle, voire machiste... La voiture, de son coté, revêt quasiment les qualificatifs inverses ; pourquoi ? il reste évidemment les machos des routes, pour qui la moto reste un excellent et très rigolo moyen de déballer fièrement son matériel sexuel, au détriment des autres et de la sécurité, mais au grand bénéfice de leurs frustrations libidinales. pour ma part, je prends toujours la petite Ducati rouge dans le petit manège de la vie...Tête baissée dans les virages, poignée bien essorée dans le coin, pas le temps d'attraper le pompon du forain...('tain de R14...)
je n'irais pas jusqu'à dire que la moto, transitant généalogiquement par le vélo, descendrait du cheval, ou que la voiture serait issue du carrosse en passant (hélas !) par la R14, mais il y a un peu de ça ; à cheval, comme en moto aujourd'hui, on évoque facilement les "chevauchées fantastiques", romantiques, libres, cheveux au vent, image non transposable aux véhicules à vocation plus utilitaires que sont les carrosses : on pilote, on chevauche une moto, un brin rebelle ; on conduit une voiture, un brin pas belle...(qui a dessiné la R14 ?)
comme le cheval, la moto réveille et stimule le plaisir, l'énergie primaire en soi, presque animale (j'ai pas dit primate...) la dynamique du corps libre de la tête, écartant le temps d'une balade, tout raisonnement proprement intellectuel, tout contrôle de la "pensée" dans son sens le plus péjoratif. On redevient (enfin !) un peu enfant, un peu pris dans l'instant.
lorsque la connexion à cette énergie en soi est permise, que les problèmes, stress et soucis quotidiens s'envolent de fait, on semble toucher du doigt un peu de la sérénité, de l'enfance naturelle, spontanée et riante qui compose le Soi.
la moto n'est évidemment pas le seul moyen d'accéder à ces instants ; sports-loisir en général, activités méditatives (yoga, taï-chi, qi qong, sophro, etc…), activités à sensation (qui pense à sa belle-mère sur un grand-huit ?), activités riches en "émotions physiques" qui, contrairement aux drogues et alcools, nous branchent pleinement au corps au lieu de l'oublier...
Plus le temps passe et plus je comprends que l'être humain n'a vraiment que l'Amour comme carburant... Amour, "essence" (sans plomb) de l'être ?
Fonctionnant entre les deux pôles Amour ou Peur, la vie se passe ainsi, sans réelle conscience finalement de la possibilité que l'on a de choisir de s'installer dans l'un de ces pôles durablement, en faisant intervenir la Joie ressentie comme moteur de ce choix. "Choisir ? pffff !!! n'importe quoi, comme si on pouvait choisir de souffrir, d'avoir peur ! bien sûr que je choisirais l'amour, si j'avais réellement le choix !!". Ah oui ? est-ce bien si sûr...
...certes, un ponsif, le bébé, le tout petit enfant, ne se développe harmonieusement que s'il est nourri de "joie, d'amour et d'affection" : un tel enfant saura alors s'abreuver seul à cette "essence interne" toute sa vie. A contrario, sans cet apport originel, il vivra angoissé par la suite, cherchant sa vie durant cette joie, cet amour manquant, cette source tarie à l'extérieur, auprès d'autrui et des situations rencontrées en route, personne n'ayant pensé à lui remplir son réservoir au début du voyage, personne ne lui ayant expliqué comment se servir dans les stations essence...
...et à travers cette "quête extérieure", on rencontre en chemin l'Amour certes (couple, enfant, situations), mais aussi la Peur, puisque par définition, ce qui est extérieur à nous est susceptible de changement ; conjoints, enfants, amis et situations dites plaisantes (métier, santé, maison, etc) peuvent disparaître... Qui n'a pas "peur" de perdre tout cela ? En une journée, parmi ceux qui disent chercher le bonheur, combien de minutes savons-nous vivre exactement dans l'amour (joie ressentie), pour combien dans la peur (inquiétude même légère, petits soucis, tracas, stress, etc) ? mesurons-le un jour, juste pour voir, c'est surprenant...
seul le Soi profond est par définition "toujours présent en soi" (sacré Lapalisse...), et justement seule source durable de Joie et d'Amour à ressentir...
...c'est finalement le dernier endroit où l'on penserait à chercher, tant nos douleurs, blessures anciennes masquent cette "évidente évidence", en maintenant artificiellement le moi en anesthésie partielle, quasiment sous respirateur artificiel et loin du Soi ! Vu comme cela, la psychologie du film Matrix par exemple, n'est pas si loin du compte... L'Art consiste alors à ne plus nier les douleurs, à les vivre consciemment, pour s'en délivrer ensuite. C'est tout le chemin des héros de contes, de Keanu Reeves en particulier (il vole au sans plomb son vaisseau...?)
Au fil du temps,
je cherche de moins en moins à plaire...
...et de plus en plus à me plaire...!! ;-))
"-salut ça va ...?"
...la réponse courante : "comme un lundi !", ou "ça ira mieux vendredi !", ou bien encore "ouai, mais vivement les vacances quand même !!!"
je suis en "guerre" contre ce pessimisme ambiant, contre l'attitude qui consiste à penser illusoirement que le meilleur est pour après. Après quoi ? Ceux qui raisonnent ainsi en terme de gestion psychologique du temps, sont aussi ceux qui ne savent pas gérer davantage leurs week-end et leurs vacances... ils pensent au lundi dès le samedi matin... paradoxe de l'humain...!
tout cela résulte finalement d'une fuite hors du moment présent ; fuite dans les pensées, les projets, dans le futur, le passé, fuite, fuite, fuite de la "routine", qui nous semble indigne de notre "idéal d'être humain". On blâme ainsi dès le lundi son boulot "parfaitement inintéressant" (sous-entendu, "je vaux bien mieux que la série de tâches routinières que m'impose cette boite") et les heures s'égrennent sans fin.
soyons clairs, si l'on ne sait trouver le "sens" dans l'instant, quel que soit cet instant, il est peu probable que les instants d'avenir soient très différents à vivre ; cependant, si l'on conscientise un peu le fait qu'il y a une sorte "d'éternel instant à vivre", on peut chercher à apprécier, à goûter chaque moment en présence à soi-même, non pas vendredi, mais dès maintenant...!
je ne parle pas de ceux et celles qui ont un boulot qui les motivent, puisque la motivation est le moteur même du dynamisme, mais chacun connait des pans de sa vie que l'on aimerait "accélérer", repas chez la belle-mère, trajet en bagnole, file d'attente à la caisse, repassage, grippe, etc, etc...
vous me direz que cette démarche s'inscrit dans le temps, qu'il faut du "temps" pour que cela vienne à l'esprit, pour que cette démarche s'effectue et puisse être expérimentée. C'est certain, il ne suffit pas, loin s'en faut, d'un claquement de doigt pour modifier son fonctionnement habituel et schématique... Paradoxe, il faut du temps pour sortir du temps, mais bon, l'essentiel est de d'initier.
si je devais me définir dans le débat politique, je ne serais ni "pour", ni "contre", mais un pêcheur des idées qui replaceraient un peu l'Humain au centre de ce débat.
pour être à la fois simpliste et utopiste, il me semble que le meilleur système politique est celui qui donne à tous les citoyens les moyens de son évolution personnelle, au sein de la collectivité. Un système ne peut rendre les gens "heureux", ni apporter le "bonheur", ce n'est pas son rôle, mais il doit au moins contribuer à créer (et ne pas détruire) les conditions permettant à chacun, et pas à quelques-uns seulement, de cheminer vers son propre bonheur.
et il me semble que tout cela passe par la solidarité.
je n'aime pas l'idée des laissés-pour-compte, lesquels n'ont pas la force ou les moyens physiques et surtout psychologiques, d'avancer seuls. Je pense à ceux qui souffrent, qui dépriment, qui angoissent, qui paniquent, qui ont peur, qui sont malades, qui tous à mon sens manquent d'Amour pour eux-mêmes et pour la Vie, parce que cette même société ne les a peut-être pas assez aimé petits, à travers la probable difficulté de leurs éducateurs au sens large…
ils sont peu nombreux ? dans un pays champion du monde de consommation de tranquillisants, comportant 150 000 tentatives de suicide par an, sans compter les suicides lents (alcool, drogues, conduites à risque, maladies psychosomatiques en tous genres), je me demande parfois ce qui se passerait dans un système individualiste.
il faut déculpabiliser ces personnes, qui ne sont pas "malades" individuellement de leur propre chef, ce sont les valeurs de la société qui le sont devenues, sans doute par perte de la connexion au cœur.
il est vrai qu'on ne peut aider qui ne souhaite pas être aidé ; mais si l'on raisonne à l'échelle d'une vie, chacun aspire profondément à la joie, à la sérénité, au bonheur terrestre, même si cette aspiration est masquée un court moment par la souffrance. Je ne lâcherai pas la main à ceux qui traversent ces moments.
en premier lieu, les conditions de base à la survie physique (nourriture, logement, santé) devraient quasiment faire l'objet d'un service solidaire, pas forcément étatique certes, mais fiable dans ce cas ; comme le martelait Coluche il y a 20 ans, "on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid". Vivent donc les Resto du Cœur et autres associations comme Droit au Logement !!!
ces conditions remplies, chacun devrait pouvoir bénéficier ensuite d'une information psychologique à volonté, afin de dédramatiser la notion de "travail sur soi", qui n'est pas un simple passe-temps à caser entre le foot et le tiercé, ni un domaine réservé aux soi-disants "fous", mais bien une élémentaire hygiène de vie : on devrait tous pouvoir laver et guérir sa psyché comme on lave et guérit son corps (qui a encore une peur bleue du savon ou d'un médecin de nos jours ?). J'insiste, je ne suis pas psy, ni payé par eux (juste un ingénieur qui s'ingénie), mais il me semble que l'on fait jouer aux médecins le rôle de "psy d'un instant", alors que souvent, l'aspect purement physiologique, organique, n'est pas seul en cause.
on le voit, ces besoins, somme toute assez basiques, ne sont ni de gauche, ni de droite ; on me rétorquera, à raison, que les simples mots ne créent pas le concret de tout cela, qu'il faut donc se positionner par des choix et des actions d'ordre économiques, politiques, sociales, etc. C'est l'évidence, mais agir commence aussi par la réflexion.
se tenir dans l'Instant présent est humainement contraire au développement et à la structure même de l'Ego...dont la fonction de séparation, de dualité ("il y a moi et le monde"), nous place systématiquement hors du champ de la conscience de l'instant, par le fait même de projeter vers l'extérieur pensées, idées, projets, inquiétudes, stress, le tout teinté d'émotions plus ou moins fortes.
ne pas penser se révèle quasiment impossible ; de par sa nature même, le mental se joue de nous et semble s'amuser ou s'effrayer tour à tour, autonome, il échafaude sans cesse, nous obligeant presque à prendre au sérieux ce qui peut se présenter à "l'esprit" : ces pensées, souvent chargées d'émotions, nous semblent pourtant parfaitement rationnelles sur le moment...
...mais le caractère passager (quelques heures à quelques jours en général) des pensées émotives devrait justement nous montrer le peu de substance qui les composent. L'agitation d'hier nous semble risible aujourd'hui, l'émotion est "retombée", et reste maintenant la Réalité objective d'une situation donnée. Chaussons nos lunettes grises, le monde "est" gris ; remplaçons-les par les jaunes, le monde est beau et gai...
or, avec ou sans lunettes sur le nez, la réalité est. "Cela" est, sans autre qualificatif.
le mental caractérise donc à tort, voire même juge, cette réalité, par un ensemble d'adjectifs et d'appréciations subjectives, toutes issues du prisme de son vécu personnel : il classe le monde ou lui-même en "bien ou mal", en "bon ou mauvais", "juste ou injuste", "moi et autrui", "gentil ou méchant", "à rejeter ou à désirer", etc... Chaque élément doit être rangé dans un tiroir duel et ce, depuis tout bébé ! J'aime, j'aime pas.
une telle attitude, naturelle au départ (il faut bien se contruire "contre" ou "avec") conduit me semble-t-il, si elle n'est pas conscientisée à l'âge adulte, à une communication biaisée avec soi-même, son conjoint, ses enfants, les noirs, les femmes, les homosexuels, les peuples et pays à guerroyer, etc... bref, la moitié de la planète est à "changer", les autres ont torts puisqu'ils sont différents.
or, dès que l'on "juge" un élément extérieur, c'est d'une partie de soi que l'on parle en fait... Faire, dire ou penser, créer ou entretenir la division, la dualité, c'est inconsciemment se nuire un peu plus à soi-même.
accepter le réel permet de mieux le modifier s'il y a objectivement lieu...
vivre, sentir "l'instant présent" est un retour à Soi par la connection au "coeur". Une pause du mental qui s'agite inutilement. Eloge de la méditation, de la lenteur ; il s'agit de délivrer et de se délivrer un sourire, une bienveillance, un peu d'amour enfin, afin de faire naître peu à peu le contact du coeur, hors mental donc. Car le coeur sait reconnaitre et voir l'Amour en toute chose et n'a pas tendance à juger, à diviser. Le coeur n'a pas à être qualifié d'intelligent ou pas, il est le (seul) canal par lequel l'amour peut s'exprimer.
écrit comme ça, tout cela semble "évident", on se dit : "pfff !! mais bien sûr, moi aussi je ne veux resssentir et partager qu'amour dans ma vie, et je fais tout pour cela d'ailleurs". Oui, sauf que la plupart d'entre nous ne recherchent l'amour que par la tête.
la farce de nos sociétés matérialistes et mécanisées, dans lesquelles la notion de QI a quasiment valeur de dogme (par lequel votre serviteur est passé aussi, de par le jeu de longues et froides études, puis mon boulot), est justement celui d'un mental, d'un intellect, d'une "tête" bien trop envahissante, au détriment du coeur : il faut donc absolument recréer, ici ou là, chacun dans sa vie, un équilibre des deux pôles, redonner sa place au coeur, dans l'Instant, donc à... l'Amour.
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